+225 20 20 08 76 / +225 05 07 87 57 information@agirensemble-ci.org

Quelques idées pour la création d’emploi en Côte d’Ivoire

Quelques idées pour la création d’emploi en Côte d’Ivoire (2)

Combien sont les jeunes Ivoiriens à la recherche d’un emploi qui s’adressaient à la défunte AGEPE (Agence de Promotion de l’Emploi) ? Heureusement que le Gouvernement a récemment pris la décision courageuse de supprimer purement et simplement cet agence et la remplacer par l’Agence Emploi Jeune. Dans cette dynamique de réforme, nous rappelons ici nos propositions avant la suppression de l’AGEPE.

Notre proposition est de décentraliser l’aide à la recherche d’emploi au niveau des 197 communes que compte la Cote d’Ivoire. Chaque chercheur d’emploi a une commune de résidence qu’il peut accéder facilement et à moindre coût. Mieux, il y a Maire dont la réélection devrait, si les institutions démocratiques sont renforcées, dépendre de la satisfaction du chercheur d’emploi. Finalement, chaque entreprise est localisée dans une commune où la qualité des services publics affecte sa productivité et sa compétitivité. Décentraliser l’assistance à la recherche d’emploi au niveau de la commune avec une implication directe de la Primature permettra de faciliter la coordination des efforts entre les ministères, les communes, les entreprises et les citoyens à la recherche d’emploi et va permettre l’émergence d’un marché de l’emploi plus fluide, et donc plus d’emplois créés.

Efforts au niveau du Citoyen

Avec l’école obligatoire jusqu’à l’âge de 6 à 16 ans maintenant, tout citoyen âgé de 17 ans a 60 ans (nouvel âge de la retraite en Côte d’Ivoire) à la recherche d’un emploi devra s’adresser à la Cellule d’Aide à la Recherche d’Emploi (CARE) de sa commune pour se faire recenser et fournir des informations de bases qui serviront à identifier les emplois correspondant à ses attentes et qualifications. Le demandeur d’emploi dument enregistré recevra un Revenu Minimum d’Insertion (le montant symbolique de 30 000 FCFA par mois, soit 1000 FCFA par jour pourrait être considéré) pour une période donnée (une étude devra être conduite pour estimer le temps moyen d’obtention de travail pour différents types de demandeur d’emploi avant de fixer cette limite) et en contrepartie mettra la moitié de son temps de travail à la disponibilité de la commune pour des travaux d’intérêt général, et utiliser l’autre moitié pour continuer à rechercher du travail. Les modalités de cette répartition du temps de travail devra être discuté au cas par cas entre le demandeur et la CARE.

Efforts au niveau de la Commune

La Commune devra fournir un espace de travail pour recevoir la CARE en un lieu facilement accessible à la majorité des demandeurs d’emploi potentiel. Cela peut se traduire par l’établissement de plusieurs centres communaux. Le Maire devra aussi sensibiliser les chefs d’entreprises localisées dans sa commune à communiquer à la CARE leur offre d’emploi, avec en contrepartie un engagement contractuel de la commune à assurer sans discontinuer à ces entreprises la fourniture des services publiques à la charge de la commune.

Efforts au niveau des entreprises

La fonction de production d’une entreprise n’est généralement pas statique, c’est-à-dire que l’entreprise peut toujours décider de recruter un peu plus de travailleur contre un peu moins de machines. Pour soutenir la création d’emplois privés, les entreprises pourraient donc décider d’augmenter la part de main d’œuvre dans une proportion qui sera compensée par un rabaissement fiscal équivalent. Ces emplois nouveaux seront communiqués aux différentes cellules CARE.

Efforts au niveau de la Primature et des Ministères

L’Agence Emploi Jeune devra être mise sous la tutelle de la Primature pour permettre la mise en œuvre de cette réforme multisectorielle, avec un lien direct avec les 197 communes à travers les cellules CARE. L’Agence Emploi Jeune et les CAREs devront recevoir un personnel hautement professionnel et être équipées d’un système d’information performant permettant l’appariement des caractéristiques des demandeurs d’emploi avec les offres d’emploi reçues en temps réels. La Primature devra enfin instruire les différents ministères concernés par cette réforme des ajustements administratives, règlementaires et législatives nécessaires pour sa mise œuvre effective. Les personnes inscrites dans les CAREs devront être considérées en priorité pour le recrutement à la fonction publique, ainsi qu’avoir un bonus initial quand ils passeront des concours de la fonction publique (CAFOP, Police, gendarmerie…).

Que pensez-vous de cette proposition ?

Leave a Reply